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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 10:42
1. Introduction

A la faveur des processus de mondialisation, nous pénétrons dans un monde d’interconnexions, d’interaction et d’interpénétration et donc d’interdépendance . Nous entrons dans une société planétaire enlacée par de nombreux réseaux de transport et de communication par lesquels les marchandises et les hommes transitent, par lesquels passent et se diffusent les flux d’images et de sons, les informations et les connaissances. A la limite, tous les hommes sont des récepteurs et des émetteurs potentiels, sinon réels.
Mais il n’y a pas d’interdépendance sans dépendances acceptées ou rejetées. Ce monde de réseaux et de centres de communication, de réception et de transmission, ce monde d’interdépendance économique, culturelle et politique, est un monde fragile que l’on peut paralyser d’autant plus facilement. C’est un monde ouvert à toutes les formes de violence et de conflits dont on ne sait comment arrêter la prolifération. D’autant moins que les inégalités et les frustrations se développent malgré la croissance. D’autant plus que l’interdépendance est ressentie comme la  voie d’une imposition et d’une transformation guidée de l’extérieur, ou simplement comme une domination culturelle : ce qui provoque une résistance à l’occidentalisation, une opposition entre une culture occidentalisée et une culture orientale, entre une culture perçue d’origine chrétienne versus une culture islamique, sinon bouddhique, hindouiste ou shintoïste.
Sans nécessairement souscrire à la thèse du choc des civilisations, on peut croire que la mondialisation, loin de nous sortir de la violence, en transforme profondément la nature et en diversifie les manifestations.
On a décrit le 20ème siècle comme plus le plus cruel de l’histoire du monde, le plus sanglant de tous les siècles en raison notamment des deux guerre mondiales, de la Shoah, des bombes d’Hiroshima et de Nagasaki, des purges staliniennes et des multiples génocides. 
Qu’en sera-t-il du 21ème siècle ? Il a bien mal commencé…
Jamais le monde n’a vécu sous un tel nombre et une telle diversité de menaces.
Jamais il n’a été contrôlé et surveillé aussi subtilement et en permanence. Jamais la sécurité n’a été autant recherchée.
Jamais le monde n’a été autant armé et préparé à l’affrontement de toutes les formes de violences qu’elles soient physiques et matérielles, psychiques ou mentales.
Mais il ne suffit pas de constater l’évolution dans les formes de violence et de conflit ; d’analyser les manières de les contenir et de les réprimer ; il faut, en outre, rechercher tout ce qui pourrait nous aider à sortir des cercles vicieux de la violence et à promouvoir une culture du dialogue, de la paix, de la justice et de la vie.
Si tu veux la paix, prépare la paix.
Dans cette ligne, toutes les religions devraient s’engager à condamner et à extirper la violence dans le monde. Elle devraient veiller à ce qu’il ne puisse jamais y avoir de détournement du sacré par  la motivation religieuse du viol, de la violence ou du crime.

2. Les nouvelles formes de conflictualité dans le monde


La « guerre froide » entre l’Est et l’Ouest s’est inscrite dans le sillage de la « deuxième guerre mondiale ». Durant cette période de glaciation, que ce soit en Europe ou dans les autres continents, les deux grands s’affrontaient indirectement dans des guerres entre nations fomentées par procuration ou alors dans des conflits entre les factions internes alignées sur l’un ou l’autre des deux grands.
Cette période de glaciation des relations ne s’explique pas seulement par l’affrontement idéologique entre les deux blocs mais aussi par le développement parallèle des armes de dissuasion,  telles les armes nucléaires. Des deux côtés, on a poursuivi la course à la l’armement atomique.
A la fin du 20ème siècle, la chute du rideau de fer et celle du mur de Berlin clôturent cette longue période. Mais la fin de cet affrontement entre les blocs de l’Est et de l’Ouest n’a pas pour autant conduit à la pacification du monde. On espérait qu’elle débouche sur la dénucléarisation et sur le désarmement militaire, sur une réorientation des budgets militaires à d’autres fins : l’éducation, la santé, l’aide au développement…
Malgré divers traités internationaux concernant la dénucléarisation et le désarmement, on en est loin. Les stocks d’armement nucléaires restent immenses et de nouvelles nations se sont mis dans la course à l’arme nucléaire, comme l’Inde, le Pakistan , la Corée du Nord et l’Iran. L’arme nucléaire est avant tout dissuasive. Mais on n’est pas à l’abri d’un acte terroriste nucléaire.
Même si des appareils mondiaux de surveillance et de gouvernance (Conseil de Sécurité de l’ONU, alliances militaires, regroupements de nations…) ont été mis en place, le monde continue à vivre sous la menace d’un confrontation nucléaire, même si parfois on semble l’oublier ; même si chacun sait que le déclenchement et la fin d’une telle guerre plongeront les vainqueurs et les vaincus dans de graves problèmes qu’on ne surmontera qu’après de longues périodes. Les exemples d’Hiroshima et de Nagasaki le démontrent à souhait.
Dans le même temps, une autre crainte se généralise découlant de la prolifération possible d’armes dévastatrices, capables de destruction massive qu’elles soient de nature chimique, biologique ou bactériologique. Des armes qui constituent la bombe atomique du pauvre a-t-on écrit. C’est sur la présomption de leur présence que les Etats-Unis et leurs alliés ont déclenché la guerre contre l’Irak.
Par ailleurs, dès aujourd’hui, à l’encontre de toute espérance, les nations se remettent à investir massivement dans les dépenses et les effectifs militaires et paramilitaires, dans la recherche de nouvelles armes, dans le développement du renseignement, des moyens de contrôle et de surveillance, notamment informatiques et satellitaires. L’objectif est la dissuasion. On entre dans l’ère de la cyberguerre et donc de la cyberdissuasion. Mais ces macrosystèmes de surveillance et de communication sont eux-mêmes vulnérables
Les justifications de ces investissements massifs sont nombreuses.
A l’inverse des attentes, la fin de la période de glaciation a été l’occasion d’une réanimation de toutes les rivalités qu’elle avait pu contenir.  En fait, dès la fin de la glaciation, toutes les minorités discriminées ou réprimées se sont pour ainsi dire réveillées. Tous les conflits externes et internes que les nations paraissaient  avoir pu contenir sont revenus à la surface. En quelques années et où que ce soit, en Afrique, au Moyen-Orient ou en Asie, toutes les oppositions, tous les conflits que l’opposition radicale entre les deux grands blocs de l’Est et de l’Ouest avait étouffé ou mis en veilleuse dans les divers continents sont réapparus en surface. Parmi eux, certains conflits paraissent interminables, comme entre la Tchétchènie et la Russie, entre Israël et la Palestine, en Ex-Yougoslavie, au Darfour…

3. Les effets de la globalisation sur la montée de la violence

Par ailleurs, avec la fin de la glaciation, l’ensemble des Etats et des nations, de même que leurs diverses composantes ethniques, religieuses ou régionales, sont entrées de plain-pied dans les problèmes politiques, économiques, sociaux et culturels liés à la globalisation. Nombre de ces problèmes sont liés à la montée des interdépendances, au développement d’un marché et d’un commerce mondiaux indispensables à l’approvisionnement des nations en énergie, matières premières produits et services. La nécessité d’accéder aux matières premières et l’inévitabilité de la croissance du commerce mondial induisent une multiplication de toutes sortes d’opérations et d’activités qui impliquent la sécurisation des routes, des échanges de marchandises, de la circulation du capital et des personnes et donc le développement des moyens de surveillance, de protection et d’intervention.
Mais la mondialisation apparaît aussi comme l’imposition de formes d’occidentalisation : ce qui  provoque des résistances et peut être source de violences.
Au cours de ce processus de mondialisation, on assiste à une diversification extrême des conflits à la fois internes et externes aux nations qu’ils soient d’origine économique, politique, sociale, ethnique ou religieuse.  Ce qui renforce les efforts de contrôle et de sécurité malgré la volonté de démocratisation au sein des Etats. Ainsi s’explique la difficulté à réduire les armements et les effectifs militaires et paramilitaires, les personnels de police dans le monde. Aujourd’hui, les nations et les peuples, riches ou pauvres, dégagent des moyens très importants au service de leur sécurité et donc de leur armement.
D’où les efforts croissants déployés en vue d’un contrôle de leur production et de leur commercialisation. Mais quels que soient les traités de non prolifération et les embargos, le commerce des armes, des moyens de surveillance et des appareils logistiques des conflits continue à prospérer à travers le monde. Les armes sont de plus en plus puissantes, leur précision est croissante, leur efficacité supérieur à tout ce que l’on a connu. A tel point que certains n’ont pas hésité à parler de la possibilité d’une guerre propre…
Non seulement le commerce officiel des armes se développe mais, dans le même temps, le commerce parallèle est en pleine expansion qu’il soit financé par les moyens de la drogue, du vol ou des commerces illégaux et parallèles, sinon par le biais des rançons reçues suite aux prises d’otages. Les trafics d’armes, de munitions et d’appareils militaires sont sans doute parmi les plus juteux financièrement.

4. L’élargissement de la production et du commerce légaux et illégaux des armes

Dans les faits, si l’on veut éviter les conflits armés et préparer la paix, il faudrait d’urgence parvenir à contrôler, voire à mettre fin au développement et à la production d’armes traditionnelles et nouvelles ; à traquer toutes les formes de trafics illégaux qui se développent dans et autour de ces domaines. Mais comment croire que l’on puisse aisément contrôler toutes les manières de nuire, toutes les matières pouvant servir à des explosions ou des attentats… tous les groupes désireux d’exprimer leur révolte et leur violence ? 
Jamais autant de groupes divers n’ont eu la possibilité de s’armer  lourdement en vue de révolutions, de guerres civiles ou de pillages. Jamais les groupes rebelles n’ont été aussi nombreux. Jamais les milices privées n’ont été aussi développées et diversifiées au service de quelque conflit que ce soit, ou de l’une quelconque partie au conflit.
Aujourd’hui, quelle que soit la nature du conflit armé, on assiste à l’externalisation d’une série de fonctions auprès de sociétés militaires privées. Il en est ainsi en Irak ou en Afghanistan où une série d’opérations, de services, de fonctions et de matériels sont confiés à des entreprises privées, dites de sécurité qu recrutent, forment et utilisent ce que l’on appelle les nouveaux mercenaires. Il en est ainsi en bien d’autres lieux, guerres, guérillas ou conflits dans lesquels on ne veut pas exposer les armées régulières. En outre le recours à ces milices privées permet d’éviter ou de contourner les contrôles parlementaires sur certaines opérations,
Voire de lancer des actions à la limite de la légitimité.     
                                                                                                    
5. Les nouveaux moyens de la violence massive

Jamais les armes de guerre n’ont permis de détruire aussi efficacement des installations et des appareils ou encore de tuer des personnes à distance. Jamais les armes n’ont eu autant d’efficacité. Jamais les armements n’ont été mieux proportionnés et ciblés en fonction de leurs objectifs. Certains n’hésitent pas à parler de la précision accrue des armes par rapport à leur cible et de la netteté chirurgicale des frappes, même si dans les conditions réelles d’utilisation, on n’échappe ni aux dégâts collatéraux, ni aux erreurs involontaires qui accompagnent l’utilisation d’armes téléguidées. En effet, dans les faits, nombre d’installations visées lors des guerres sont implantées dans des régions hautement urbanisées. Ainsi donc, même si l’on s’en défend, jamais autant de civils, de vieillards, d’hommes, de femmes et d’enfants n’ont souffert des guerres et des conflits armés.
Mais les armes nouvelles sont-elles vraiment aussi propres qu’on le prétend. Aujourd’hui, les bombes à fragmentation dispersent des milliers d’éclats dans toutes les directions. Certaines bombes à sous-munitions composées d’uranium appauvri répandent la mort à court, mais aussi à long terme. Il en est de même des mines antipersonnelles dont l’action est perdurable et qui visent à tuer et à blesser indifféremment le plus grand nombre possible de personnes combattantes ou non. Il est admis que, présentement, les guerres tuent trois à quatre fois plus de civils que de militaires combattants. En outre, les champs de bataille et de mines continuent à faire planer, par delà les temps de guerre et de conflits, les dangers de blessure et de mort. Dévastatrices à court terme, les armes ne sont pas sans conséquences sur le long terme, sur les personnes, comme sur l’environnement.
Par ailleurs, quelle que soit l’efficacité des armements classiques, la violence dans le monde a pris des chemins nouveaux et imprévus : celui du terrorisme, celui des kamikazes et bombes humaines, celui des sabotages, des attentats perpétrés avec des bombes artisanales fabriquées à partir des matériaux commerciaux relativement courants et qui peuvent donc être achetés, vendus et transportés sans qu’on puisse en faire une détection ou un contrôle efficace.
Aujourd’hui, les terroristes sont en capacité d’utiliser des bombes logiques : celle que l’on peut faire exploser à distance et en temps voulu, à la limite avec un téléphone portable. Pour faire pression, exercer un chantage, obtenir une rançon, on n’hésite pas à recourir à diverses formes de kidnappings.
Dans les conflits déclarés et ouverts, les combattants sont repérables de part et d’autre. Dans le combat contre le terrorisme, dans les guérillas et les guerres civiles, la distinction entre le combattant et le non-combattant s’estompe, même les enfants peuvent être utilisés comme soldats. N’importe quel civil peut être un combattant et, en conséquences, les lois de la guerre et les conventions sont transgressées de mille façons.
Dès ce jour, au sein des sociétés les plus développées, une infinité de moyens s’offrent aux attaques terroristes et aux groupes rebelles, tels les avions de ligne détournés  sur les tours jumelles de New York le 11 septembre 2001, les camions bourrés d’explosifs, les voitures piégées. Le développement mondial de la société médiatique n’est évidemment pas sans incidence sur le caractère spectaculaire que l’on cherche à conférer aux attaques qu’il s’agisse d’institutions, de vaisseaux ou de personnels stratégiques, de cibles emblématiques, de prises d’otages ou d’assassinats de personnes.
Les conséquences directes et indirectes de ces attaques terroristes,  sauvages et meurtrières sont innombrables : elles justifient notamment des mesures sécuritaires préventives et répressives de la part des Etats ciblés.  Ces agressions favorisent la transgression de lois et de droits des citoyens, y compris au sein des régimes et Etats démocratiques. Ainsi, les droits de l’homme se trouvent partout menacés.
En conclusion, il faut admettre que l’on est loin du monde pacifié que l’on espérait suite à la chute des régimes communistes. Même si le nombre de guerres entre nations reste limité, les conflits locaux et donc internes aux territoires nationaux, sont croissants entre fractions rebelles ou des groupes terroristes, intervenant parfois de l’extérieur, comme en Afghanistan à partir du Pakistan, par exemple. A côté des rebellions et des guerres civiles, certains génocides ou crimes peuvent être commis contre leurs peuples par des gouvernements autoritaires.
En conséquence, à travers le monde, quelle que soit l’origine ou la nature des conflits et quels que soient les groupes qui cherchent à faire régner la terreur et à provoquer des tueries planifiées de populations civiles, des ensembles de populations sont ou se sentent menacées, sont plongées dans des conditions de vie insupportables, se trouvent décimées et exterminées ou poussées à l’exode et souvent, sont amenées à chercher refuge hors de leur territoire national, comme au Darfour, par ex.
Au passage, il faut souligner que ce sont le plus souvent les populations les plus pauvres qui, à travers le monde, souffrent le plus de la course à l’armement, comme des conflits quelle qu’en soit la nature, qu’ils soient d’ordre interne ou externe, promus par des acteurs étatiques ou non-étatiques.
Face à la diversité des conflits, des guérillas, face aux persécutions religieuses, aux menaces de génocides et suite aux exodes massifs de populations, on multiplie les aides humanitaires. Le nombre et le travail des ONG se développe. Elles sont de plus en plus nombreuses à travailler sur les divers terrains mais les aides, même  si elles sont généreuses, et les personnels, même les plus dévoués et compétents, ne constituent qu’une partie de la réponse aux problèmes qui se posent lors des conflits.
De plus, l’aide, quelle qu’en soit la nature, est difficile à acheminer et à développer parce que dans les régions en conflits, les espaces interstitiels entre les fractions combattantes sont de plus en plus réduits et la pénétration des secours et des secouristes sont rendues de plus en plus difficile par les réticences des parties en opposition ou en conflit et par la possibilité qu’ont les Etats de refuser toute ingérence extérieure tant qu’il n’ont pas fait explicitement appel.
Ainsi donc, le problème auquel les nations du monde sont confrontées ne concernent plus seulement la définition de la guerre « juste » ou de la guerre « nécessaire ou indispensable » (parce qu’on ne sait pas vraiment dire qu’elle est juste) mais celle des conditions d’exercice du « droit d’ingérence » c’est-à-dire de la « responsabilité de protéger » des personnes ou groupes de personnes par rapport à des gouvernements dictatoriaux commettant les pires crimes envers certaines fractions de populations ou régions, comme encore dans les cas de génocides ou de crimes contre l’humanité, voire dans les cas de catastrophes et d’injustices flagrantes.
Mais l’intervention de l’extérieur dans nombre de conflits qui éclatent dans le monde est une opération d’autant plus délicate que nombre d’entre eux sont colorés par la résistance à l’occidentalisation, par une opposition à ce que beaucoup d’Etats et de peuples considèrent comme l’imposition d’une américanisation ou d’une européanisation des cultures et des modes de vie, voire comme un conflit plus fondamentalement religieux entre le monde islamique et le monde chrétien, par exemple : ce qui à son tour influe sur les formes et les chemins que l’aide humanitaire  et l’ingérence peut ou doit prendre, très normalement à travers les instances internationales compétentes et habilitées à cet effet.

6. L’impérieuse nécessité de promouvoir la paix et la justice dans le monde

Désireux et soucieux de mettre une fin à la violence et avides de paix et de justice dans le monde, il importe de noter les efforts continus des églises et des communautés chrétiennes en vue d’arriver à une définition de la guerre juste, du droit à mener la guerre ( « Jus ad bellum » )  parce qu’on victime de violences armées ou de terrorisme. Une guerre juste suppose que l’on soumette le règlement des oppositions et conflits à une discussion et à une décision d’une autorité internationale compétente, comme le Conseil de Sécurité de l’ONU.
Mais un droit à la guerre et donc une guerre juste sont-ils encore d’actualité ? Une guerre entre nations est-elle encore justifiable alors que les populations civiles en sont de plus en plus souvent des victimes ?
De la même façon, une entrée en guerre peut-elle encore être décidée unilatéralement par l’Etat qui se sent menacé ? Sur ce point, l’Etats-Unis et l’Europe divergent. Pour l’Europe, même si parfois elle se divise, comme lors de la seconde guerre en Irak, le multilatéralisme s’impose : une décision doit, de préférence, être collective, même si seuls quelques Etats participent à l’exécution, comme dans la guerre contre l’Afghanistan.
En fait, on ne croit plus vraiment à l’efficacité de la guerre pour régler les conflits.  Seules les opérations d’interposition entre des fractions en guerre ou des opérations militaires visant au maintien de la paix et lancées sur base d’un mandat international peuvent encore se justifier.
 En cas de conflit, se pose aussi la question du respect des règles et des conventions relatives à la gestion de la guerre, au traitement des prisonniers, à la protection des civils et non-combattants, à l’acheminement de l’aide humanitaire…et donc du droit dans la guerre (« Jus in bello ») qui définit les obligations par rapport aux populations menacées ou déplacées.
Enfin, on ne peut oublier les appels à la réparation, à la réhabilitation et à la reconstruction indispensables à la survie des populations suite aux conflits : ce sont les droits et les devoirs d’après-guerre (« Jus post bellum »). De ce point de vue, l’exemple de l’ Irak est illustratif de tous les problèmes qui peuvent se poser suite à une guerre que l’on a cru victorieuse…    
Si l’on accepte de prendre en compte ces multiples conditions, il faut se demander s’il est encore possible de déclarer et de mener une « guerre juste ».
De profondes divergences apparaissent d’ailleurs dans la qualification de la « guerre juste » mais aussi dans la définition des formes de lutte contre le terrorisme ou dans sa prévention d’où qu’il émane… dans la mesure où il se moque de toutes les règles et de toutes les lois.
Idéalement et sur le long terme, il est nécessaire de s’atteler à construire une culture du dialogue et de la négociation, une culture de la solidarité et de la tolérance, une culture de justice et de paix, une culture fondée sur le respect de la vie et de la dignité de l’humain… Dans cette perspective, les Eglises et les communautés de croyants ont un rôle primordial à jouer mais au risque d’être jugées pacifistes et donc irréalistes ou idéalistes.   

7. Plus jamais la guerre : un vœu pieux ?

    Parmi les problèmes qui divisent les églises et communautés religieuses et chrétiennes, il y a celui de la définition de la « guerre juste ». Les réalistes, partisans du « Jus ad bellum » et du « Jus in bello » s’opposent  aux pacifistes qui réfutent l’idée qu’il soit encore possible aujourd’hui de déclarer et de mener une guerre juste, compte tenu des coûts et des gaspillages qu’elle va provoquer, des civils qu’elle massacrera inévitablement, ainsi que des blessures irréversibles qu’elle imposera aux populations civiles et à l’environnement même si, à terme, l’on consent à des efforts de reconstruction (Jus post bellum).
Le débat autour de la « guerre juste » et particulièrement autour du « Jus ad bellum » s’est développé principalement à partir des attentats perpétrés en septembre 2001 à New-York contre les tours jumelles, ainsi que de leurs tristes conséquences. Mais le débat est devenu particulièrement vif à partir de la guerre déclenchée unilatéralement en Irak par les Etats-Unis appuyés par divers alliés.
C’est incontestablement par peur d’être accusés d’un manque de patriotisme et soucieux de la mission des Etats-Unis dans le monde que les Evêques américains, mais aussi d’autres églises et communautés chrétiennes, ont consenti au déclenchement de la guerre contre Saddam Hussein, malgré les réticences formulées à ce sujet dans le cadre du Conseil de Sécurité des Nations Unies mais également par les autorités vaticanes.
Les avis favorables au déclenchement d’une guerre préemptive émis par trois conservateurs catholiques américains (George Weigel, Richard John Neuhaus et Michael Novak) ont prévalu auprès des évêques américains sur les condamnations ouvertes de cette guerre par Jean-Paul II, puis par Benoît XVI en conformité avec les principes énoncés par « Vatican II » et, notamment, dans « Gaudium et Spes ».
Du point de vue des Etats-Unis, diverses raisons justifiaient la seconde guerre d’Irak.
D’abord, ils ne pouvaient tolérer une violence de masse exercée à l’encontre de civils innocents, comme ce fut le cas le 11 septembre 2001: cette violence a d’ailleurs été condamnée ensemble par les autorités religieuses catholiques et islamiques.
A partir de là, il apparaissait indispensable de réagir vigoureusement à cette violence aveugle, perverse et inattendue, provoquée par des terroristes soutenus par des Etats voyous et autoritaires dont une liste était d’ailleurs établie. D’où, par delà toutes les mesures de protection, une première coalition et une première guerre lancées avec l’accord de l’ONU en Afghanistan. Par contre, en ce qui concerne la guerre contre Saddam Hussein en Irak, les justifications avancées étaient la présence que l’on jurait avérée, d’armes de destruction massive et, par ailleurs, des liaisons certaines avec Al Queida : ce qui n’apparaissait pas évident à divers membres  du Conseil de Sécurité de l’ONU dont l’aval ne fut pas obtenu. Ce qui conduisit à une décision unilatérale des Etats-Unis et de leurs alliés, d’autant mieux qu’une coalition organisée au départ des résolutions de ce Conseil ne semblait pas pouvoir être développée et gérée rapidement et efficacement.
Enfin, selon les partisans du « Jus ad bellum », la menace étant avérée et la cause étant juste, c’était au pouvoir politique et à lui seul de se déterminer quelles que soient les opinions des Eglises ou communautés spirituelles.
Dans la réalité, toutes les conditions du « Jus ad bellum » n’étaient pas remplies. En effet, une guerre ne peut être déclenchée qu’après avoir épuisé tous les autres moyens de résolution du conflit. Le principe de proportionnalité de la riposte doit être respecté. L’opération doit pouvoir être menée en protégeant au maximum les civils et les non-combattants des horreurs de la guerre (ce qui apparaît difficile du fait que nombre d’installations et de points stratégiques se trouvent dans les zones urbanisées) ; en respectant toutes les lois de la guerre et donc l’ensemble des conventions internationales en la matière (Jus in bello). Dans la réalité, le guidage précis et le calibrage des missiles en fonction de la cible visée ne permet pas d’éviter un ensemble d’effets collatéraux. Enfin les chances de succès du conflit armé  mais aussi de ses impacts doivent être appréciées. L’opposition romaine au recours à la violence armée s’explique notamment par le cercle vicieux qu’elle développe. On a coutume de dire que la violence entraîne la violence.  
D’un point de vue éthique, il importe par delà le « Jus ad bellum » au moment de du déclenchement de la guerre, de pouvoir assurer le respect du « Jus in bello » et, par delà la guerre, le « Jus post bellum ».

8. Par delà le « Jus ad bellum », l’importance du « Jus in bello » et du « Jus post bellum »

Le 13 Décembre 2005, le Cardinal Renato Raffaele Martino, Président du Conseil pontifical Justice et Paix présentant à la presse le message de Benoît XVI pour la Journée mondiale de la Paix et répondant aux questions des journalistes a rappelé les diverses conventions de Genève, de La Haie et d’Ottawa adoptées par les Etats depuis la fin du 19ème siècle, et dont l’objectif est de limiter les effets des conflits armés pour les personnes qui ne participent pas ou plus au combats : la population civile ou les prisonniers de conflits armés nationaux ou internationaux. Parmi les conventions citées, il y a celle concernant la protection des biens culturels en cas de conflits armés et d’autres encore relatives aux armes biologiques et chimiques, aux mines antipersonnelles. Ces conventions participent à la définition du « Jus in bello » et paraissent de plus en plus difficiles à respecter dans la mesure où les guerres se combinent avec un terrorisme  en provenance de tous azimuts.
Mais les effets des conflits armés ne s’arrêtent pas avec la fin des hostilités. Une fois obtenu le silence des armes, une fois la paix signée se posent de nombreux problèmes de reconstruction et de réinstallation des population. D’où la nécessité de la définition d’un « Jus post bellum ».  Par delà le silence des armes il faut absolument garantir la relance et la reconstruction au service des populations déstabilisées.
Partant des conditions sur base desquelles on définit la guerre juste, les évêques catholiques américains n’ont pas cru pouvoir s’opposer au déclenchement de la deuxième guerre d’Irak, sans doute en réactions aux attaques répétées subies directement par les Etats-Unis. Mais en prenant leur position, ils ont été incontestablement à l’encontre des positions défendues par Rome. En effet, que ce soit depuis Rome ou à l’ONU et depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l’Eglise catholique n’a jamais hésité à condamner le recours à la violence et à la guerre.
Au passage soulignons que Benoît XVI a choisi son nom pontifical en souvenir de Benoît XV qui, en 1917, lors de la première guerre mondiale a tenté d’arrêter le conflit désastreux et de déclencher une initiative de paix. Dès avant son pontificat, le 2 mai 2003, le Cardinal Joseph Ratzinger a déclaré que les raisons invoquées en vue du lancement de la guerre en Irak étaient insuffisantes.
Cette position radicale ne signifie pas que toute forme d’intervention d’une force militaire soit bannie. Mais alors elle doit s’exercer dans le respect de certaines règles et d’un certain nombre de procédures.

9. Des forces d’interposition et de maintien de la paix pour contrer la violence armée 

Toutes les formes de guerre internes ou externes aux Etats, les conflits frontaliers, les guerres civiles, comme toutes les formes de violence armées entre des peuples, des ethnies ou des groupes religieux sont condamnables et le plus souvent condamnées par les instances compétentes internationales mais elles existent que ce soit en Tchétchènie, au Rwanda, à l’Est du Congo ou au Darfour, que ce soit entre Israël et la Palestine, entre Israël et le Liban…
Le monde n’échappe pas à la violence armée entre des fractions, des régions, des nations. Contre cette violence, il faut pouvoir intervenir. Pour cela, il faut définir et élargir le droit d’ingérence : celui de s’interposer entre les parties en conflit, entre les génocidaires et ceux qu’ils poursuivent et éliminent, entre ceux qui chassent des peuples ou des ethnies et  qui les affament… C’est une manière de mieux s’assurer du respect du « Jus in bello ».
S’interposer, c’est introduire une force entre deux parties en conflit armé : entre agresseurs et agressés, comme récemment entre Israël et le Liban et donc le Hezbollah et les forces israéliennes. Une telle force va, selon, les cas, être chargée de surveiller le cessez-le feu, de désarmer les combattants, de protéger les populations, procéder au déminage, participer au maintien de l’ordre en fonction du mandat reçu du Conseil de Sécurité.
Cette force d’interposition composée de « casques bleus » comprend des militaires mais aussi des civils prêtés par les pays membres de l’ONU.
L’installation d’une telle force implique le consentement des parties au conflit.
Une telle force ne peut utiliser ses armes qu’en cas de légitime défense mais depuis les massacres du Rwanda, il est souvent prévu dans le mandat donné à la force qu’elle peut intervenir lorsque la population civile est mise en danger.
Les procédures qui président à la constitution d’une telle force d’interposition sont longues mais également coûteuses pour les pays qui s’y engagent. Certains n’hésitent pas à discuter de la légitimité, voire de la légalité de certaines interventions. Ces arguments sont souvent une façon d’éviter de s’engager, d’autant plus que, dans nombre de conflits nouveaux, la distinction et  la frontière entre les fractions rivales ne sont pas clairement établies. Souvent,  dans les conflits à caractère terroriste, la démarcation entre les combattants et les non-combattants ou la population civile n’est pas possible. Dans ces conditions, il n’est pas rare qu’une force soit accusée de prendre position en faveur d’une des parties.
 En outre, l’impossibilité d’une démarcation claire des parties entraîne d’importantes difficultés dans l’acheminement de l’aide humanitaire et donc l’apport d’eau, de nourriture, de médicaments, de tentes et d’abris comme des personnels, parmi lesquels le personnel médical. La force visant au maintien de la paix est indispensable pour assurer la sécurité et la continuité dans l’acheminement de l’aide humanitaire. Il lui revient d’assurer la surveillance des voies d’acheminement des diverses formes d’aide et de personnels.
Mais une force d’interposition ou de maintien de la paix, de même que les aides humanitaires (qu’elles visent l’accueil et le logement, qu’elle soit alimentaire ou médicale),  ne règlent pas les conflits, ne modifie pas les causes de l’opposition violente ou de la guerre civile. Ces causes peuvent être diverses. Il peut s’agir d’une réaction à la prédation de richesses, à une situation d’exploitation ou d’extrême pauvreté, à une imposition culturelle, à des oppositions religieuses, à une forme de persécution politique….

10. La « guerre » contre le terrorisme à la fois national et international

Le terrorisme fait partie de la liste des problèmes les plus graves auxquels nous sommes confrontés à l’aube de ce 21ème siècle. Il pourrait aller en s’amplifiant et se muer en un terrorisme nucléaire, biologique ou chimique. Il ne se passe d’ailleurs pas un jour sans que l’on nous rapporte un acte terroriste perpétré où que ce soit dans le monde.
Traiter du terrorisme et de la lutte contre le terrorisme implique de distinguer diverses formes en fonction de son caractère national ou international. Il peut être d’origine et de caractère national, comme en Irlande du Nord ou dans le cadre du conflit israélo-palestinien. Il est de plus en plus souvent de caractère international. On peut sans hésitation affirmer que le terrorisme est en voie d’internationalisation. Il en est ainsi d’Al Queida. L’objectif paraît être de semer une terreur, ciblée sans considération pour les victimes innocentes sur ceux que l’on considère comme ses ennemis. On cherche à déstabiliser l’adversaire sans aucunement se soucier de négocier ou de dialoguer.
De nos jours, national ou international, le terrorisme a souvent eu des objectifs politiques. C’est le cas dans le conflit israélo-arabe. Ce fut jadis le cas en Irlande du Nord où l’opposition entre catholiques et protestants fut armée et sanglante, même si elle est aujourd’hui dépassée.
Mais à la base, qu’il soit national ou international, il n’est pas rare que le terrorisme ait une coloration religieuses. Souvent, la justification en est religieuse, même si l’enjeu primordial n’est pas de nature religieuse. C’est au nom d’Allah qu’Al Queida justifie sa guerre sainte et des actes terroristes aveugles tuant et blessant de nombreux civils. Ce qui fait croire à beaucoup que l’Islam n’est pas une « religion de paix ». Ce jugement porté par nombre de chrétiens ne peut leur faire oublier les pages sanglantes de leur histoire. Toute religion peut être subversive et conduire à la violence, même si l’injonction de paix et d’amour est fondamentale. 
Par ailleurs, on sait que certains Etats autoritaires et voyous alimentent des groupements terroristes et entretiennent le terrorisme à travers le monde, mais qualifier de « guerre » la lutte antiterroriste n’est pas adéquat compte tenu du caractère international du terrorisme. Le lien entre les groupes terroristes avec un ou des Etats reste flou, comme en Irak, par exemple. Dans la réalité, l’origine et les causes du terrorisme sont généralement multiples et diffuses, comme le sont ses liens avec les Etats. Ces groupes ou réseaux ne se réclament d’ailleurs pas d’une appartenance étatique particulière. De même, les motivations des personnes et des groupes engagés dans des actes criminels de grande cruauté sont diverses. Leurs objectifs peuvent être politiques, culturels, économiques ou religieux.
Le terme « guerre » induit l’idée qu’en envahissant un Etat, on pourra réduire les fractions ou  les mouvements terroristes. Mais la guerre se justifie d’autant moins aujourd’hui que les principes de proportionnalité et d’efficacité dans la riposte ne peuvent être respectés. C’est le point sur lequel les avis de nombre de pays européens divergent des américains et de leurs alliés. La lutte antiterroriste passe par le repérage et la surveillance des réseaux, de leurs communications et de leurs transactions, des canaux de recrutement et donc de la coopération des services de renseignement, de la coordination des interventions.
Mais la lutte ne s’arrête pas là. On ne réduira pas la menace terroriste sans remédier aux situations inhumaines, aux conditions humiliantes de la pauvreté. On ne pourra réduire cette menace sans arrêter la prolifération la production et le commerce des armes, sans lutter contre toutes les formes de corruption, sans lutter contre la dégradation de l’environnement qui menacent les communautés humaines. Benoît XVI établit ce lien entre la paix avec la création et la paix entre les hommes qui l’une et l’autre présupposent la paix avec Dieu.
Le Pape n’a cessé de dénoncer la menace que le terrorisme constitue pour la planète entière. Il condamne toute justification religieuse du terrorisme. Il proclame que terrorisme ne peut s’abriter derrière le « bouclier » d’une religion.
La montée du terrorisme international n’exige pas seulement l’investissement d’énormes ressources de la part des Etats mais également des moyens et des mesures de prévention et de répression qui dans un nombre de cas servent à légitimer des violations des droits de l’homme. Le terrorisme menace ainsi les libertés individuelles, voire le fonctionnement démocratique des Etats. Il faudrait, en conséquence, mettre en place un instrument international de contrôle de la compatibilité des mesures prises dans la lutte contre le terrorisme avec la déclaration et les principes des droits de l’homme.

11. Les conditions du développement et du maintien de la paix dans le monde

Benoît XVI ne se limite pas à condamner la guerre, comme le fit son prédécesseur, il propose de prospecter les chemins pour bâtir une paix juste et durable : « la force de la morale et du droit, le désarmement équilibré et contrôlé, l’arbitrage des controverses, la liberté des mers, l’annulation réciproque des dépenses de guerre, la restitution des territoires occupés, des négociations justes pour trancher les questions qui se posent » (Rome, dimanche 22 juillet 2007, « Refuser la course aux armements », «  Plus jamais les « massacres inutiles », « plus jamais la guerre » - ZENIT.org). De manière répétée, Benoît XVI en appelle à abandonner les stratégies d’affrontement, à développer une culture du dialogue.
Dans cette ligne, Benoît XVI condamne fermement le terrorisme qu’il considère comme un phénomène gravissime. Le terrorisme ne peut instrumentaliser Dieu. Il ne faut pas chercher en Dieu la justification d’actes aussi graves, non respectueux de la vie humaine et de la dignité des personnes.
Si l’on veut vraiment que se développe une culture du dialogue et de la paix, il paraît, en outre, nécessaire :
- d’accroître les moyens et les pouvoirs des institutions de gouvernance mondiale ;
- de poursuivre les programmes de désarmement, de réduction et de liquidation des  armes de destruction massive et de réaliser un inventaire des divers arsenaux ;
- et, concomitamment, de préparer les reconversions massives des personnels des secteurs  attelés directement ou indirectement au service des armées en cherchant à les affecter prioritairement aux programmes de protection de l’environnement ;
- de développer le contrôle de la production et du commerce des armes et lutter  efficacement contre toutes les formes illégales de commerce ;
- d’élargir le droit d’ingérence dans les conflits, dès lors que des populations civiles importantes se trouvent menacées ;
- de disposer d’une force militaire d’interposition mobilisable immédiatement en cas de conflit, ainsi que d’une force capable d’acheminer l’aide humanitaire dans les plus bref délais ;
- d’assurer un développement à la fois équitable, soutenable et durable.

Jacques Delcourt
Professeur émérite à l’Université Catholique de Louvain

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